Au Gabon, l’homosexualité est un sujet qui suscite des discussions et des préoccupations variées. Cet article examine le cadre légal en vigueur et les défis associés à ce sujet dans le pays.
Le cadre juridique au Gabon ne contient pas de lois spécifiques criminalisant l’homosexualité. Le Code pénal gabonais ne fait pas mention explicite des relations entre personnes du même sexe. Néanmoins, certaines dispositions générales pourraient potentiellement être appliquées dans des contextes spécifiques. La Constitution de 1991, amendée en 2003, assure des droits fondamentaux, mais ne traite pas directement de l’homosexualité.
Avant 2019, l’homosexualité n’était pas visée dans le Code pénal du Gabon. En 2019, un nouveau Code pénal entre en vigueur, comptant parmi les atteintes aux mœurs : « les relations sexuelles entre personnes du même sexe », punissables de six mois de prison au plus et de 5 000 000 franc CFA au plus.
Le 23 juin 2020, les législateurs de la chambre basse du parlement gabonais votent la dépénalisation de l’homosexualité. Le texte est adopté au Sénat le 29 juin suivant et signé par le président Ali Bongo le 7 juillet.
À la suite du coup d’État de 2023, le gouvernement de transition met en place un processus de demande de propositions pour le ministère de la Réforme des institutions, et de nombreuses voix réclament un retour sur la loi de dépénalisation de 2020.
Les personnes LGBTQ+ au Gabon peuvent rencontrer divers défis sociaux. La stigmatisation et les attitudes culturelles peuvent influencer la manière dont ces individus sont perçus et traités dans la société, malgré l’absence de législation spécifique contre l’homosexualité.
Les discussions sur les droits et les questions de diversité sexuelle sont parfois abordées dans les médias et au sein des organisations non gouvernementales. Toutefois, les évolutions sont souvent lentes et les discussions restent limitées.
Au Gabon, l’homosexualité n’est pas spécifiquement criminalisée par la loi. Cependant, les personnes LGBTQ+ peuvent faire face à divers défis sociaux en raison des attitudes culturelles et des perceptions sociales. La situation reste un domaine de débat et d’évolution potentielle.

