Nogaye Thiam, 25 ans, avait été mariée à Elimane Diao sous pression familiale. Dès son arrivée dans la maison conjugale, elle s’était retrouvée au cœur de tensions étouffantes : un beau-frère qui la courtisait en secret, un mari qui le découvrait, une belle-mère hostile et des conflits incessants. Nogaye vivait dans la peur et la tristesse, répétant à son père qu’elle endurait « un cauchemar ».
Elle tenta plusieurs fois de quitter cette famille, mais fut toujours contrainte d’y retourner. Elle connut trois fausses couches, un quotidien oppressant et un isolement profond. Même la naissance de son enfant ne fut pas annoncée à ses propres parents.
La veille du drame, Nogaye échangea un simple message avec son père. Le lendemain, une dispute éclata avec sa belle-mère. Elle se réfugia dans sa chambre avec son bébé. Pendant deux jours, personne ne frappa à sa porte, personne ne s’inquiéta. La famille vécut normalement, ignorant son silence.
Quand un membre de la famille força enfin la porte, la vérité apparut : Nogaye était morte depuis 48 heures, son enfant recroquevillé contre elle. À l’hôpital, son père apprit qu’elle était enceinte.
Brisé mais digne, Samba Thiam refuse d’accuser quelqu’un de meurtre. Pour lui, Nogaye est morte à cause de la négligence, des tensions familiales et d’une fragilité cardiaque. Son seul souhait aujourd’hui : connaître la vérité et permettre à sa fille de reposer en paix.
