Femme, valorise-toi : oser se dire sans s’excuser

Ce samedi 13, l’Association « Femme, valorise-toi ! » a organisé un atelier inspirant autour du thème « Apprendre à parler de soi sans se diminuer », animé par Mme Sheryline Andeme Engonga. Ce moment d’échange et de réflexion s’est voulu un espace bienveillant, dédié à la prise de conscience et à la valorisation de la femme.

Cet atelier est né d’un constat simple mais profond : trop de femmes minimisent ce qu’elles sont, ce qu’elles savent faire et ce qu’elles ont déjà accompli. Non pas par manque de valeur, mais par peur. Peur du regard des autres, peur d’être jugée, peur d’être perçue comme « trop », peur de déranger. Alors, beaucoup se taisent, réduisent leurs mots et cachent leurs réussites derrière une prétendue discrétion. Pourtant, cette discrétion dissimule souvent de la honte, de l’insécurité, voire une blessure ancienne.

Mme Sheryline Andeme Engonga a rappelé une vérité essentielle : tout est communication. Même sans parler, nous communiquons. À travers notre posture, notre regard, notre manière de nous tenir, de nous présenter et de répondre. « On peut très vite percevoir si une femme se valorise ou si elle se diminue, simplement par son attitude. Le silence et l’hésitation aussi parlent », a-t-elle souligné.

Au cours de l’atelier, des exemples concrets du quotidien ont été abordés. Les entretiens d’embauche, où de nombreuses femmes possèdent les compétences mais n’osent pas les nommer clairement. Les concours de beauté, les prises de parole en public, les présentations personnelles… Autant de situations où l’on observe la même réalité : une grande richesse intérieure, mais une parole tremblante, des phrases incomplètes, une difficulté à dire « je suis capable », « je mérite », « j’ai accompli cela ».

Cet atelier n’avait pas pour objectif d’apprendre à se vanter, mais d’apprendre à se reconnaître. Parler de soi avec vérité, simplicité et dignité. Comprendre que se valoriser n’est ni de l’arrogance ni de l’orgueil, mais un acte de respect envers soi-même.

Parce que tant que la femme continue à se diminuer, le monde ne fera que confirmer ce qu’elle laisse paraître. Et dès lors qu’elle apprend à se reconnaître, les autres apprennent aussi à la respecter. Ce samedi-là, il ne s’agissait pas seulement de parler, mais de se relever intérieurement.

Femme, bats-toi. Ta voix compte. Ton parcours a de la valeur. Tu n’as plus à t’excuser d’exister ni de briller.

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