Ces mots, banals, quotidiens, sont souvent les derniers qu’une mère adresse à son enfant sans imaginer qu’ils deviendront un adieu. Cameron est sorti. Il a croisé ses bourreaux. Il n’est jamais rentré chez lui.
Il avait 13 ans.
Treize ans, l’âge des rêves naïfs, des rires francs, de l’enfance encore intacte. Treize ans, l’âge où l’on devrait apprendre la vie, pas la quitter dans l’horreur.
Il est des douleurs qu’aucune mère ne devrait expérimenter. Chercher son enfant. Attendre un retour qui n’arrivera jamais. Vivre avec une absence qui hurle chaque jour. Cette douleur-là est indicible. Elle est inhumaine.
Les enlèvements, les kidnappings, les crimes rituels ne sont pas des faits divers. Ce sont des drames nationaux. Ils blessent les familles, traumatisent les communautés et interrogent notre capacité collective à protéger nos enfants.
Face à cela, le silence n’est pas une option.
L’État ne doit pas rester silencieux.
La société ne doit pas détourner le regard.
Protéger l’enfance est un devoir moral, humain et urgent. Parce qu’un pays qui laisse mourir ses enfants perd son âme. Et parce que plus jamais un enfant ne devrait sortir pour une course et ne jamais revenir.
Cameron avait 13 ans.
Nous n’avons pas le droit d’oublier.
Par Ngayouga Noli epse Aubiang
