Martine Oulabou Mbadinga, née en 1959, était une enseignante et militante gabonaise engagée dans l’amélioration du système éducatif de son pays. Le 23 mars 1992, à l’âge de 33 ans, elle a trouvé la mort lors d’une manifestation pacifique organisée par le Syndicat des enseignants de l’éducation nationale (SENA) à Libreville.
Ce jour-là, les forces de l’ordre ont dispersé la manifestation en utilisant des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Martine Oulabou a été blessée à la clavicule et transportée à la clinique privée Chambrier, puis à l’hôpital Fondation Jeanne Ebori, où elle est décédée des suites de ses blessures.
Son décès a suscité une vive émotion au sein de la communauté éducative gabonaise et a conduit à la reconnaissance du 23 mars comme Journée nationale de l’enseignant, déclarée jour férié par le président Omar Bongo en 2007. De plus, une école publique à Libreville porte désormais son nom en hommage à son engagement et à son sacrifice.
Le combat de Martine Oulabou a été le catalyseur de plusieurs réformes dans le système éducatif gabonais, notamment la construction et la rénovation de nombreuses écoles à travers le pays dans les années qui ont suivi sa disparition.
Aujourd’hui, 33 ans après sa mort, Martine Oulabou demeure une figure emblématique de la lutte pour une éducation de qualité au Gabon, symbolisant le dévouement et le courage des enseignants engagés pour le bien-être des élèves et5
l’amélioration du système éducatif national.
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