Les FEMMES ALPHA : ma réflexion…

En Afrique, et plus particulièrement au Gabon, la femme ALPHA n’est pas une invention moderne. Elle a toujours existé. Simplement, on lui a longtemps demandé de se taire, de se contenir, de s’effacer derrière — derrière l’homme, derrière la tradition mal comprise, derrière la peur du qu’en-dira-t-on.

La FEMME ALPHA gabonaise, c’est celle qu’on appelle “FEMME AU CARACTÈRE FORT” quand on ne sait plus comment la réduire. C’est celle qu’on admire en silence, mais qu’on critique à voix haute. Parce qu’ici, une femme qui pense, décide et assume dérange encore plus qu’un homme qui échoue.

Dans nos sociétés, on a appris très tôt aux femmes à être endurantes, pas puissantes.
À supporter, pas à choisir. À tenir, pas à refuser.
Alors quand une femme dit non sans colère, pose des limites sans crier, avance sans demander l’autorisation… on dit qu’elle est “difficile”. En réalité, elle est juste DÉCONDITIONNÉE.

La FEMME ALPHA gabonaise ne renie ni la culture, ni la famille, ni les valeurs africaines.
Elle refuse simplement la soumission déguisée en tradition. Elle sait faire la part entre le respect et l’effacement, entre la patience et la résignation.

Elle peut être épouse, mère, sœur, fille du clan — mais elle reste entière. On ne la découpe pas pour qu’elle entre dans un moule.

Son pouvoir n’est pas d’humilier l’homme, contrairement à ce que certains craignent. SON POUVOIR, c’est de NE PLUS ÊTRE GOUVERNÉE PAR LA PEUR : peur de ne pas être mariée, peur d’être jugée, peur d’être seule, peur de parler. Et cela, dans une société où la pression sociale est parfois plus lourde que la loi, c’est déjà une révolution.

La FEMME ALPHA gabonaise travaille, pense, s’engage, construit. Elle sait ce que coûte l’indépendance — financière, émotionnelle, mentale — parce qu’ici, rien ne lui a été offert facilement.

Elle n’élève pas la voix dans les palabres inutiles. Elle choisit ses batailles. Elle sait que le vrai pouvoir, en Afrique, n’est pas dans le bruit, mais dans la constance.

Et si elle dérange, ce n’est pas parce qu’elle manque de respect. C’est parce qu’elle rappelle une vérité simple, mais inconfortable : une femme libre ne menace pas la société — elle met en lumière ses incohérences.

La FEMME ALPHA gabonaise ne demande pas d’être au-dessus. Elle exige simplement d’être debout. Et dans un pays qui cherche encore son équilibre entre héritage et avenir, ce type de femme n’est pas un danger.

C’est une nécessité.

Flavienne Adiahenot

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