Elles sont mères, épouses, sœurs… et guerrières silencieuses. Atteintes de la maladie de Parkinson, ces femmes gabonaises luttent chaque jour contre une pathologie encore méconnue et stigmatisée.
Au-delà des tremblements visibles, Parkinson épuise intérieurement : fatigue chronique, douleurs musculaires, isolement émotionnel. Pour les femmes, cette maladie vient bouleverser leur rôle familial et social. « Je ne peux plus porter mon petit-fils, mais je le berce autrement, avec des histoires et des chansons», confie Éliane, 62 ans, diagnostiquée il y a 4 ans.
Le combat est aussi mental. Car il faut affronter le regard des autres, le manque d’accès aux soins spécialisés et l’absence de soutien psychologique. Heureusement, quelques associations émergent timidement à Libreville, proposant écoute et entraide.
À l’occasion de la Journée mondiale de Parkinson, EVM rend hommage à ces combattantes de l’ombre. Leur courage appelle à une prise de conscience collective, mais aussi à des actions concrètes : dépistage précoce, accès aux traitements, accompagnement adapté.
Car parler de Parkinson, c’est aussi redonner de la voix et de la dignité à celles qui, malgré tout, choisissent chaque jour de se lever et d’aimer.
