L’utilisation des défrisants augmenteraient le risque de cancer du sein chez les femmes noires, selon une étude
Une étude de l’Université de Boston, menée sur une période de plus de 25 ans et impliquant 59 000 femmes afro-américaines, révèle que l’utilisation fréquente et à long terme de défrisants contenant de la soude pourrait augmenter le risque de cancer du sein de 30 % chez les femmes noires.
Le Dr Kimberly Bertrand, co-auteure de l’étude, a expliqué dans une interview accordée à The Conversation que les femmes noires diagnostiquées avec un cancer du sein sont 40 % plus susceptibles de mourir de la maladie que les femmes blanches. Elle souligne également que les femmes noires sont plus enclines à développer des cancers du sein très agressifs, caractérisés par des taux de mortalité plus élevés.
Ces résultats mettent en évidence un problème de santé publique majeur, soulevant des inquiétudes quant à l’utilisation des produits capillaires chimiques chez les femmes afro-américaines. Bien que les causes exactes de ces disparités ne soient pas encore totalement élucidées, le Dr Bertrand appelle à des recherches supplémentaires afin d’identifier les facteurs de risque et les solutions possibles.
Si les facteurs systémiques, tels que l’accès aux soins et les conditions socio-économiques, peuvent jouer un rôle dans cet écart de survie, ils ne semblent pas en être la seule explication. Cette étude soulève donc la nécessité d’une réflexion approfondie sur l’impact des produits capillaires et sur la santé des femmes noires.
Face à ces révélations, les experts recommandent aux femmes concernées d’être attentives à la composition des produits capillaires qu’elles utilisent et d’explorer des alternatives plus sûres pour prendre soin de leurs cheveux sans compromettre leur santé.
